Autorisation : N°20/HAAC/P/22
Découverte : Gilles Gbagba, nommé au festival SICA : « Travaillez avec persévérance et laissez-vous guider par votre passion »
INTERVIEW EXCLISIVE SUR GMAT Web TV (Lomé, 10 octobre 2026) – Journaliste, communicant et maître de cérémonie, Gilles Gbagba s’est construit un parcours marqué par la passion de la culture, des médias et de l’événementiel. À l’occasion de sa nomination au festival SICA (Stars de l’Intégration Culturelle Africaine) dans la catégorie « Meilleur présentateur live », il revient sur les grandes étapes de sa carrière et partage son expérience.

GMAT Web TV : Bonjour Gilles. Bien que vous ne soyez plus à présenter, nos lecteurs seront ravis de savoir qui est Gilles Gbagba.
Gilles Gbagba : Il n’est pas toujours facile de parler de soi. Je réponds au nom de Gilles Gbagba, je suis journaliste, communicant et maître de cérémonie. Mais mon parcours a commencé très tôt.
Pourquoi dites-vous qu’il n’est pas facile de parler de soi, et que votre parcours n’a pas commencé aujourd’hui ?
Chez nous, on dit que « le sel ne vante point ses mérites ». En réalité, mon parcours a commencé dès l’enfance. Je vous expliquerai en trois étapes comment je suis devenu le Gilles Gbagba que vous connaissez. Pour mieux me cerner, je vous invite dans mon passé.
Les débuts : l’animation d’événements scolaires au lycée de Tokoin
La culture et l’événementiel m’ont choisi dès mon plus jeune âge. J’étais en classe de 4ᵉ. Après les congés de Noël, nous enchaînions avec le trimestre préféré des élèves : la semaine culturelle. Quand il s’agit de culture et d’événements, je suis dans tous mes états, prêt à travailler sans relâche. J’ai donc commencé par participer à l’animation des interclasses.
Cela ne me suffisait pas. Malgré mon jeune âge, j’ai travaillé dur, matin et soir, pour devenir capitaine de l’équipe de « Génie en herbe ». J’ai aussi participé aux clubs de lecture, d’anglais et d’allemand, ainsi qu’à toutes les journées culturelles. J’ai même été désigné meilleur acteur lors d’un festival-concours de théâtre organisé par l’UNESCO, une compétence que peu de gens connaissent chez moi. Ces expériences ont forgé les bases sur lesquelles j’ai construit mes compétences actuelles.
Comment votre passion pour la communication s’est-elle ensuite traduite en formation ?


La formation : une passion pour le journalisme et la communication
J’ai toujours aimé la communication. Je me suis formé à l’École Supérieure de Technique et d’Art de la Communication (ESTAC). Mais la plus grande partie de mes compétences, je les ai acquises au fil de mes différentes collaborations.
Que voulez-vous dire quand vous affirmez que vos compétences ne sont pas uniquement le fruit de votre formation, mais aussi de vos collaborations ?
Les collaborations : un parcours médiatique et des partenariats avec des organisations
Après mes études, j’ai débuté ma carrière dans les médias à Radio Nostalgie, où je suis resté environ un an. J’ai ensuite rejoint Radio Métropolys, où j’ai travaillé pendant cinq à six ans. Cette expérience a été déterminante dans la construction de mon parcours journalistique. Elle m’a permis de me familiariser avec plusieurs domaines de l’information, notamment la culture, le sport, la politique et les questions sociales, tout en renforçant mes compétences au contact de nombreux acteurs du secteur.
J’ai ensuite poursuivi à LCF pendant environ un an, où j’animais chaque samedi une émission culturelle intitulée Vogue Matin. En parallèle, j’ai collaboré avec City FM, avant d’intervenir pendant trois à cinq mois auprès de Republic of Togo.
Au-delà des médias, j’ai développé une collaboration avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Togo. Bien avant mon arrivée à Radio Taxi FM, j’assurais déjà l’administration de son site internet et je participais à la publication de son magazine. Cela m’a permis de mettre mes compétences au service de sa communication numérique et éditoriale.
Lorsque j’ai rejoint Radio Taxi FM, je suis devenu le point focal de la radio auprès de l’UNFPA et de la TBF. Dans ce cadre, j’ai participé à des activités portant notamment sur la santé reproductive, la formation et l’éducation. J’ai également suivi plusieurs formations et ateliers qui m’ont permis d’approfondir mes connaissances en journalisme et en communication.
Avec le recul, je considère toutes ces expériences comme des étapes importantes de mon évolution. Elles m’ont permis de diversifier mes compétences, de travailler avec des médias et des organisations aux missions variées, et de mieux comprendre les enjeux de la communication au service de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation.
Votre parcours est riche en expériences. Aujourd’hui, vous êtes nommé au festival SICA. Que représente cette nomination pour vous ?
La nomination
J’ai l’honneur d’être nommé au festival SICA (Stars de l’Intégration Culturelle Africaine) dans la catégorie « Meilleur présentateur live ». J’ai la fierté de représenter le Togo, en tant que seul candidat de mon pays dans cette catégorie. Pour moi, cette nomination est une marque de reconnaissance de mon parcours, de mon engagement et des efforts consentis au fil des années dans l’animation et la communication événementielle.
Cette nomination fait la fierté de tout le Togo. Un dernier mot, Gilles ?
J’invite tout le monde à voter pour moi, afin que je remporte le prix.
Merci Gilles de nous avoir accordé cet entretien. Pour conclure, que diriez-vous à un jeune qui se demande comment devenir le meilleur présentateur live du Togo ?
(Avec le sourire) Le plaisir est pour moi. Je dirais aux jeunes, et à tous les lecteurs, de travailler avec persévérance et de se laisser guider par leur passion.
Du lycée de Tokoin à ses différentes expériences dans les médias et la communication, Gilles Gbagba témoigne d’un parcours construit autour de la passion et du travail. Sa nomination au festival SICA marque une nouvelle étape dans son évolution professionnelle. À travers son expérience, il invite les jeunes à cultiver leur passion et à persévérer pour atteindre leurs objectifs.
Propos recueillis par Jedéon Agbobli-Dougno






